Chambly met fin aux référendums en urbanisme

Les inquiétudes et le désaccord de plusieurs citoyens n'ont pas empêché la Ville de Chambly d'adopter sa politique de participation publique tard mardi soir.

La salle du conseil qui peut accueillir jusqu'à 50 personnes était comble. À un certain moment de la soirée, une vingtaine de Chamblyens écoutait la séance à l'extérieur de l'Hôtel de Ville, selon les observations du Mouvement Citoyen de Chambly. La transmission audio audio de la consultation publique diffusée en direct sur Facebook avait été écoutée plus de 770 fois au moment d'écrire ses lignes.

En adoptant sa politique, la Ville abolit ainsi la tenue de référendum en matière d'urbanisme. C'est possible depuis l'été dernier, alors que le gouvernement du Québec a donné les critères à respecter pour une telle politique. C’était dans le cadre de la loi 122 qui reconnait les municipalités comme des gouvernements de proximité. L'Union des municipalités du Québec précise que Chambly est l'une des premières villes du Québec à se doter d'une politique de consultation.

La participation publique prévoit des mesures d'information, de consultation, de rétroaction et dans certains cas des mesures de participation active. Les citoyens pourront être entendus, mais n’auront plus de levier référendaire pour s'opposer aux décisions. Un changement de processus qui passe bien mal pour la conseillère de Démocratie Chambly, Alexandra Labbé.

« Dire que je suis surprise serait mentir, je me doutais bien que ça prendrait cette tournure. J'avais encore espoir quand j'ai vu la quantité de gens qui s'étaient déplacés qu'il y aurait une certaine écoute. J'ai été déçue. Je pense qu'à défaut d'être à l'écoute, ils ont été très clairs. L'équipe du maire Lavoie a signifié aux citoyens qu'à partir de maintenant, c'est eux qui décidaient. » — Alexandra Labbé, conseillère municipale

Dans un billet publié sur Facebook, la conseillère compare la nouvelle politique à un naufrage.