Congrégation de Ste-Croix: Un autre recours autorisé

Une autre tuile tombe sur la tête de la Congrégation de Ste-Croix.

La Cour suprême vient de donner le feu vert à un deuxième recours collectif contre certains de ses membres pour des sévices sexuels commis à l'endroit d'une cinquantaine nouvelles victimes présumées. Les juges du plus haut tribunal ont voté pour cette action collective malgré le fait que plusieurs années se sont écoulées depuis les agressions alléguées. 

Oratoire St-Joseph

L'Oratoire St-Joseph est visé par le recours. Celui derrière la première action collective, l'avocat Alain Arsenault, a indiqué à la Presse qu'il ne peut exclure l'Oratoire de ce nouveau recours.  

« Le principe, c'est qu'il y a des gens qui ont été victimes d'agressions sexuelles à l'Oratoire, par des employés de l'Oratoire, également membres de la Congrégation de Sainte-Croix.»   Me Alain Arsenault

 

 

Le recours sera lancé d'ici 3 mois et pourra viser tous les établissements de la congrégation à l'exception de ceux qui ont été touchés par la première poursuite collective. Ce recours a été réglé à l'amiable et jusqu'à 18 millions de dollars ont été versés aux 206 victimes. 

Dans le cadre de cette 2ème poursuite, me Arsenault est prêt à conclure une autre entente à l'amiable si la Congrégation l'offre.

 

« Mon objectif, ce n'est pas d'aller en Cour suprême, c'est que les victimes puissent être compensées, puissent mieux vivre, puissent guérir.»            Me Alain Arsenault

 

L'homme à l'origine de cette démarche a subi des agressions sexuelles il y a plus de 60 ans, aux mains de deux religieux membres de la Congrégation, aujourd'hui décédés. L'un l'agressait à l'oratoire Saint-Joseph où l'enfant servait la messe tandis que l'autre, un enseignant, s'en prenait à lui à l'école Notre-Dame des Neiges qu'il a fréquenté entre l'âge de huit et 10 ans.