Délaisser les écrans pendant une semaine au profit des loisirs

Est-ce que les écrans prennent trop de place dans votre vie? Vous pourriez le vérifier en répondant à l'appel lancé par l'organisme en prévention des dépendances l'Arc-en-ciel de Beloeil, en Montérégie.

Le Défi débranche le fil de l'organisme vise à sensibiliser les gens à l'impact de l'utilisation des écrans au quotidien. Ça consiste à délaisser les écrans durant une semaine au profit d'autres loisirs. Ça se déroule du 8 au 14 avril 2019. Et ce n'est pas seulement bon pour les jeunes, les adultes aussi sont invités à se conscientiser.

« On rencontre souvent des parents qui sont déphasés par rapport à l'utilisation d'internet. Ces parents-là vont souvent faire des remarques à propos de l'utilisation de leur enfant, “mon enfant est tout le temps là-dessus, Fortnite, Minecraft...” Une semaine de “Défi débranche le fil” ça permet, en tant qu'adulte, de voir quel modèle j'incarne. Si je dis à mon enfant qu'il est toujours là-dessus et que je fais mes suivis de courriels, que je joue à un jeu sur mon téléphone, c'est moins crédible. Après ça, en tant que famille, ça permet de voir de quelle façon on est capable de faire les choses différemment en famille. Faire l'effort de diminuer le temps-écran pour voir quel temps on peut avoir ensemble. » — Frédérick Fortier, directeur de l’Arc-en-ciel

Alors que le défi est lancé aux familles, certains y voient une opportunité d'en faire une affaire de communauté. C'est le cas de la municipalité de Saint-Jean-Baptiste, en Montérégie, qui offre gratuitement des activités à ses citoyens en guise d'alternative aux écrans. Elles se tiennent du 4 au 13 avril prochain. L'engouement de la municipalité découle d'un projet-pilote réalisé à l'école de l'Amitié. Le directeur de l'organisme l'Arc-en-ciel, Frédérick Fortier, explique qu'ils ont développé un outil pour aider les professeurs à faire des activités d'éducation à la citoyenneté numérique. « De voir de quelle façon l'écran peut être un vecteur d’apprentissage et non pas juste un contexte où ça va diviser les familles et être de la gestion des émotions », ajoute-t-il. L'école s'est impliquée dans le projet et la communauté a suivi