Jean Lacroix peut réintégrer son poste à Chambly et se dit «soulagé»

Le Tribunal administratif du travail vient de statuer que l'ex-directeur général de Chambly Jean Lacroix peut réintégrer ses fonctions de directeur général à Chambly, dans le contexte très particulier de mise sous tutelle de la Ville.

L'administration de Denis Lavoie, en novembre 2013, aurait enfreint la Loi sur les normes du travail qui interdit à un employeur de renvoyer un salarié «en raison d'une dénonciation pour un acte répréhensible au sens de la Loi sur la lutte à la corruption». 

La Ville a jusqu'à mercredi prochain pour le réintégrer dans ses fonctions. Il n'est pas exclu qu'il obtienne des mesures de réparation, au surplus.

En 2013, le conseil municipal justifiait le congédiement par une résolution du conseil où il était «question d'ingérence politique et d'avoir instauré un climat de travail malsain».

Il n'avait pas hésité à collaborer aux enquêtes de la Commission Charbonneau portant sur la gestion de Chambly.

En entrevue à BOOM, Jean Lacroix explique qu'il est un homme changé, soulagé et il estime que la décision rendue pourrait faire jurisprudence, pusiqu'il s'agirait du premier cas d'un «employé congédié injustement» pour avoir collaboré avec des enquêteurs en matière de la lutte à la corruption.

Il assure vouloir «être un acteur de premier plan» pour le changement à Chambly. La Commission municipale a aussi pris acte de cette décision, la CNESST doit entrer en contact avec les tuteurs pour voir à la suite des choses.

«Sur le plan juridique, cela m'apparaît comme une victoire complète, je suis soulagé. Pour un des volets de ma requête, j'étais représenté par la CNESST et je deviens le premier de cas de réintégration au travail au Québec pour avoir collaboré à une enquête portant sur des actes répréhensibles au sens de la lutte à la corruption. J'ai mis beaucoup d'énergie pour dénoncer une «Omertà» à l'époque du maire Denis Lavoie. Je pense contribuer activement à l'avenir de Chambly dans les prochains mois»