La fin des vidéos ne fait pas l'unanimité à Chambly

Chambly veut interdire les captations vidéo des séances de son conseil municipal.

Un avis de règlement a été présenté lors de la dernière séance. Il devrait être soumis à l'adoption le 16 janvier prochain.

Le maire suppléant, Jean Roy, justifie cette volonté par le fait que les captations des citoyens pourraient être mal interprétées lorsqu'utilisées hors contexte.

« Les municipalités qui embarquent en captation vidéo ont des équipes professionnelles et c'est diffusé sur la télévision communautaire. Ce qui va devenir interdit c'est la captation vidéo par des gens dans la salle qui vont utiliser ça après pour différentes raisons. On n'a pas de contrôle après ça, on ne sait pas sur quoi ça va être utilisé. Normalement pour prendre en photo ça prend l'autorisation. On ne peut pas filmer et prendre des photos de n'importe qui ça n'existe pas, on ne peut pas le faire. » — Jean Roy, maire suppléant

Des citoyens ont fait valoir leur opposition lors de la période de question.

Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) est intervenu auprès d'autres municipalités qui voulaient adopter un tel règlement.

Quelques municipalités avaient été averties par le MAMOT en 2013, dont Les Coteaux en Montérégie.

Le MAMOT stipule que les villes ne peuvent pas interdire l'enregistrement des séances du conseil puisqu'elles sont publiques.

En 2017, Québec avait réitéré en ce sens auprès de l'Arrondissement LaSalle à Montréal. La lettre envoyée au directeur de l'arrondissement en juillet dernier indique que la Cour supérieure pourrait invalider l'interdiction d'enregistrement vidéo « considérant la nature publique des séances du conseil ».

Ironiquement, dans le cas présent, les explications du maire suppléant Jean Roy vous sont rapportées grâce à une captation en direct sur Facebook d'un citoyen présent à la séance.