Le maire de Mont-Saint-Hilaire Yves Corriveau ne démissionnera pas

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Dans la tourmente du voyage au Burundi du maire de Mont-Saint-Hilaire Yves Corriveau, deux conseillers demandent la démission du maire. Le maire explique de son côté qu'il reste en poste.

 

Tous les élus du parti du maire, Avenir Hilairemontais ont déjà quitté pour devenir des indépendants.

 

Une lettre le signifiant a été lue par la conseillère Brigitte Minier au conseil municipal du 5 août.

 

En entrevue, M. Corriveau soutient que les conseillers n'ont pas le pouvoir de faire démissionner un maire mais que seule la Commission municipale peut le faire ou le Directeur général des élections. 

 

«À la base au Québec, des conseillers ne peuvent exiger la démission d'un maire et je veux poursuivre mon travail. J'ai entendu les commentaires des conseillers: nous allons nous parler la semaine prochaine en séance plénière. Nous sommes contestés sur certains dossiers à Mont-Saint-Hilaire. C'est une bonne chose que nous devenions tous indépendants: les gens réaliseront que ce n'est pas un maire seul mais tout un conseil municipal qui parle par ses décisions.»

 

Pourtant, au dernier conseil, les conseillers indépendants Christine Imbeau et Louis Toner en faisaient la demande formelle, rapporte l'Oeil régional.

 

L'Association des citoyens de Mont-Saint-Hilaire a aussi ramené le dossier de l'urbanisme et de la protection du patrimoine pour demander la destitution.

 

Les élus de Mont-Saint-Hilaire ont déjà annulé l'entente de jumelage signée par le maire le 11 juillet à Bujumbura.

 

Un communiqué des conseillers stipulait que «l'entente signée ne respecte pas les cadres prédéterminés et n'a pas été vérifiée par l'administration municipale».

 

Le régime du président burundais fait l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale pour des crimes contre l'humanité.

 

Le maire a déjà formulé dans une lettre ses excuses en signifiant qu'il «aurait fallu qu'il fasse plus de recherches pour bien comprendre la situation politique. J'ai aussi été dans l'erreur en pensant qu'une telle mission pouvait demeurer de nature strictement municipale».