Le maire de St-Jean-sur-Richelieu réclame l'aide de Québec

Le conseil municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu rapatrie les pouvoirs du comité exécutif.

Un deuxième vote sur la question s'est tenu hier au conseil parce que le maire a apposé son veto lors du premier vote.

Alain Laplante estime qu'il s'agit simplement d'une tactique pour restreindre ses pouvoirs.

Il soutient que c'est le mandat de vérifier des contrats octroyés illégalement, selon ses informations, par l'ancienne administration qui n'a pas plus à l'opposition.

« Ce mandat-là, de venir surveiller ce qui avait potentiellement été fait de façon illégale, irrite au plus haut point certaines personnes. Pour m'empêcher d'effectuer mon travail, on s'attaque à mon chef de cabinet, on retire les pouvoirs du comité exécutif », a déclaré le maire.

Les neufs conseillers qui ont voté en faveur du changement jugent que le comité exécutif a pris des décisions qui ne lui revenaient pas.

« Il y a des résolutions qui sont passé là qui n'ont pas le droit d'être passé à l'exécutif, ça relève de la compétence du conseil municipal et c'est pour cette raison que je propose ce règlement », a indiqué a conseillère Christiane Marcoux lundi soir.

Par ailleurs, à l'instar de Longueuil, Québec pourrait se pencher sur l'administration de St-Jean-sur-Richelieu.

Le maire Alain Laplante demande officiellement l'intervention du ministère des Affaires municipales.

Il évoque un coup d'État politique et estime ne pas pouvoir faire son travail.

«Je ne suis plus en mesure d'exercer mon pouvoir de surveillance, d'investigation et de contrôle sur la Ville. La situation est extrêmement préoccupante, je demande officiellement l'intervention du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux. » — le maire Alain Laplante

Reste à voir de quelle façon Québec répondra à cette demande.