Les agriculteurs de la Montérégie espèrent la chaleur

Les producteurs agricoles de la Montérégie attendent avec impatience la chaleur et le soleil. Les cultures de soya et de maïs qui sont importantes dans certains secteurs de la région ne peuvent pas être semées parce que les sols sont trop froids et humides. Et d'ordinaire, ces récoltes sont déjà en terre à la mi-mai.

« À l'heure actuelle, la terre est pas assez chaude, elle est trop humide pour mettre les grains en terre. Normalement nos producteurs ont commencé quand arrive la mi-mai. Il faut faire ça au mois de mai idéalement pour avoir la saison la plus longue possible pour avoir la meilleure récolte. À part les graminées qu'il faut semer de bonne heure, dans les cultures les plus importantes, le soya ou le maïs, le sol est vraiment trop froid. » — André Mousseau, président de l'UPA de la Vallée-Maskoutaine

Les agriculteurs attendent le soleil et des températures qui ne descendent pas en bas de dix degrés la nuit. En deçà de cette température, ça ne permet pas au sol de se réchauffer, nous indique le président de l'UPA de la Vallée-Maskoutaine, André Mousseau. Les températures devraient dépasser la barre du dix degrés au cours des prochaines nuits, selon les prévisions d'Environnement Canada.

Il n'y a, pour l'instant, pas de crainte pour les récoltes, malgré ce petit retard. « Les saisons sont de plus en plus tardives, l'automne est long, les premiers gels sont quand même assez tard. On ne craint pas pour ça, mais pour le mois de mai, il faudrait en faire le maximum. Nos producteurs sont équipés pour aller rapidement, mais il faut quand même que le sol soit quand même un peu plus chaud », souligne monsieur Mousseau.

Il faudra donc s'attendre à voir les producteurs s'activer rapidement lorsque le beau temps sera de la partie. Ça entrainera la présence de véhicules agricoles sur les routes parce qu'ils doivent souvent se déplacer d'un champ à l'autre. La collaboration des automobilistes est demandée dans la Vallée maskoutaine. La campagne de sensibilisation lancée l'an dernier est d'ailleurs de retour. Elle invite les automobilistes à la prudence et à la patience. Des affiches sont présentes pour rappeler aux conducteurs la présence possible de véhicules agricoles.

« On ne prend plus conscience qu'on est en milieu agricole. Ce n’est pas régulier que les tracteurs soient sur le chemin, donc quand ça arrive c'est comme une surprise. » — André Mousseau, président du syndicat de l'UPA de la Vallée maskoutaine

L'initiative a été mise sur pied après que des producteurs aient rapporté avoir senti de l'impatience de la part d'automobilistes. « On a pensé que cette campagne d'affichage permettrait à l'ensemble des concitoyens de penser à prendre un 5 minutes de plus avant de partir parce que c'est possible de rencontrer des véhicules qui s'en vont aux champs sur les routes », conclut André Mousseau.