Les élus de St-Jean-sur-Richelieu rapatrient des pouvoirs dans la discorde

Les tensions s'accentuent au conseil municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu au fil des séances extraordinaires.

Les élus étaient réunis pour une deuxième fois en deux jours mercredi soir.

D'entrée de jeu, le maire et les deux conseillers de son équipe présents, Maryline Charbonneau et Justin Bessette, ont indiqué assister à la séance contre leur gré.

Elle a été réclamée par l'opposition et les conseillers indépendants. L'objectif était de rapatrier les pouvoirs de l'exécutif au conseil municipal.

Mesure qui a été adoptée dans un climat de discorde.

Le mandat donné a des avocats pour regarder des dépenses juridiques de 4,4 M$ effectuées dans les dernières années est principalement en cause.

L'opposition dénonce cette décision du comité exécutif alors que le maire Alain Laplante croit que la mesure est nécessaire.

« J'ai perdu confiance parce que le comité exécutif a adopté des résolutions qui ne relevaient pas de sa compétence. Donc qu'il n'avait pas le droit de passer. » — la conseillère Christiane Marcoux

La séance extraordinaire, tout comme celle de lundi qui avait pour point le congédiement du chef de cabinet du maire, a donné lui à des échanges houleux.

Chose certaine, les élus s'entendent sur un point, il n'y a actuellement pas d'ouverture. Le maire et l'opposition s'accusent mutuellement de ne pas vouloir discuter.

Le maire Alain Laplante parle d'un climat de travail insoutenable. « On souhaite un dialogue avec tous les élus, mais pour avoir un dialogue ça prend de l'ouverture, présentement il n'y en a pas », a lancé le maire. Propos similaires du conseiller Michel Gendron. « On est rendu 9 qui s'opposent à votre façon de gérer. Le dialogue, ça va dans les deux sens. Et pour dialoguer, il faut être capable d'écouter. Je ne comprends pas, monsieur le maire, pourquoi vous vous obstinez à ne pas rallier les gens », a-t-il dit.

La prochaine séance régulière du conseil municipal aura lieu lundi.