Meurtre de Daphné Huard-Boudreault : au moins 18 ans pour l'accusé

Le jeune homme accusé d'avoir tué son ex-copine de 18 ans, Daphné Huard-Boudreault, à Mont-Saint-Hilaire en 2017, passera au moins 18 ans derrière les barreaux.

Anthony Pratte-Lops, 24 ans, a plaidé coupable à un chef réduit de meurtre non prémédité cet avant-midi, au Palais de justice de St-Hyacinthe. Son procès pour meurtre prémédité devait initialement s'ouvrir lundi prochain, avec la sélection du jury.

Le juge Pierre Labrie a retenu la proposition commune de la Couronne et de la Défense qui demandaient une peine de prison à vie sans possibilité de libération avant 18 ans.

Pour appuyer sa décision, le juge a retenu des facteurs aggravants comme la violence de l'agression, le fait que la victime voulait mettre un terme immédiat à la relation et une relation basée sur un contexte de violence conjugale. 

L'accusé aurait toutefois présenté des regrets pour le crime commis, alors que son avocat Me Marion Burelle a lu une lettre d'excuses devant le tribunal.

La jeune femme avait été retrouvée poignardée dans l'appartement de son ex ami de coeur, le 22 mars 2017. Elle s'y était rendue pour récupérer des effets personnels.

Daphné Huard-Boudreault avait contacté les policiers le jour du drame

Daphné Huard-Boudreault avait récemment mis un terme à sa relation amoureuse. Elle avait contacté la police parce qu'elle craignait son ex-copain, qui n'acceptait pas la rupture. Pratte-Lops l'harcelait depuis quelques jours. Le matin du drame, il s'était rendu au dépanneur où elle travaillait et l'attendait dans sa voiture. La jeune femme avait demandé à une policière de l'accompagner à l'appartement de l'accusé pour récupérer quelques biens. Anthony Pratte-Lops, qui ne devait pas être présent, l'attendait dans le logement. Elle a été assassinée avant que la police arrive sur les lieux.

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) avait ouvert une enquête sur le travail de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent. En mars dernier, le BEI avait conclu qu'il n'y avait pas eu d'infraction de la part des agents. Les détails de cette conclusion devraient être rendus publics une fois que les procédures judiciaires contre Pratte-Lops seront terminées.

(Avec la collaboration de Marie-Pier Boucher et Jean-François Desaulniers, journalistes Bell Média)

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