Mises en demeure à Chambly : des citoyens se questionnent

Des résidents de Chambly craignent un musèlement de la part de la Ville.

Le Mouvement citoyen de Chambly s'interroge sur les mises en demeure envoyées pour des propos qui auraient déplu.

Le Regroupement qui a été approché par un cabinet d'avocat a entamé un processus de vérification.

« On sait qu'il y a des mises en demeure envoyées. On veut en fait connaitre l'ampleur du phénomène, savoir combien il y en a. Ce qu'on veut avoir c'est du contenu, on a l'impression qu'il y a une loi du silence qui s'installe à Chambly. C'est un peu ça qu'on veut voir. » — Julie Daigneault, porte-parole du Mouvement citoyen de Chambly

Il invite les citoyens qui ont reçu une mise en demeure pour des propos tenus à l'endroit de la municipalité depuis 2005 à se manifester. « C'est aussi l'argent du public qui est utilisé. Le Mouvement citoyen de Chambly considère que ces mises en demeure là c'est de l'abus de pouvoir, entre autres parce que la Ville dispose des fonds publics pour payer les frais juridiques », soutient la porte-parole.

La volonté de comprendre le phénomène est é en avril dernier, à la suite d'une résolution qui visait quatre personnes. 

« On se dit que prendre la parole, c'est un droit. C'est sûr qu'il y a une façon de le faire, mais est-ce qu'à chaque fois qu'on dit quelque chose qui déplait à quelqu'un d'autre on va envoyer une mise en demeure? C'est ça aussi notre question. » — Julie Daigneault

Le regroupement souhaite aussi interpeler les conseillers à savoir s'ils connaissent l'ampleur du phénomène, l'existence et le contenu des mises en demeure. « Au dernier conseil, il y a des questions qui ont été posées concernant les mises en demeure, mais on a très peu de réponses. Des citoyens ont tenté de faire des demandes d'information, mais ils ont été bloqués », indique madame Daigneault.

Si le Mouvement citoyen de Chambly est à la recherche de gens qui auraient vécu la même situation dans les dernières années, c'est parce qu'il sait qu'il y en a eu d'autres.

« On sait par voie de résolution qu'il y a eu d'autres mises en demeure depuis 2005, cependant on attend que ces gens-là se manifestent par respect de la confidentialité de leur dossier. On assure aux gens de respecter leur anonymat. » — Julie Daigneault

Une possible action n'est pas envisagée par le regroupement pour le moment.