Saint-Jean-sur-Richelieu : 9 conseillers veulent mettre les pendules à l'heure

À St-Jean-sur-Richelieu, neuf conseillers municipaux brisent le silence sur les tensions entre eux et le maire Alain Laplante.

Ils indiquent par communiqué vouloir faire entendre leur point de vue à la suite de « déclarations inappropriées et inexactes » de la part du maire et de la Ville.

« Je regarde ce qui se dit dans les médias, je trouve qu'on est en train de salir notre ville. Monsieur le maire parle de coup d'État, de politique sale. Il faut remettre les pendules à l'heure. On est neuf élus qui ne sont pas en accord avec le maire. Ce n'est pas une question de coup d'État, ce n'est pas une question de politique sale, c'est une question de respect, de professionnalisme, ce qu'il n'y a plus au conseil de ville. » — la conseillère Ménalie Dufresne

durant ses premiers mois à la tête de la Ville, la maire Alain Laplante a eu l'appui des trois conseillers indépendants. Il a perdu leur confiance « suite à un manque de respect, de professionnalisme envers l’administration et l’utilisation de paroles intimidantes envers l’ensemble des membres du conseil ».

La guerre a été déclenchée avec le congédiement du chef de cabinet. Pour les élus de l'équipe Fecteau et les 3 indépendants, plusieurs fautes graves seraient en cause « dans l’exercice de ses fonctions et qui avait pour effet de nuire au bon fonctionnement de l’ensemble de notre ville ».

« Dès qu'on a eu des avis juridiques qui nous recommandaient la mise à pied de monsieur Grenier, monsieur Laplante s'est fâché. Au lieu de s'asseoir avec nous pour négocier une entente, il a claqué la porte. Il a dit qu'il irait jusqu'en Cour suprême avec ça. À partir du moment où on est menacé de poursuite, tout ce qu'on dit peut être retenu contre nous. C'est pour ça qu'on garde le silence. » — Mélanie Dufresne

Les élus ont aussi rapatrié les pouvoirs du comité exécutif au conseil pour plus de transparence. Ils estiment que des décisions dépassant ses pouvoirs y ont été prises. « À notre avis, le Comité exécutif ne pouvait accorder de mandat à la firme Deveau, firme avec laquelle le maire a caché ses liens de proximité. »

Le maire Alain Laplante a demandé l'intervention du ministre des Affaires municipales parce qu'il croit qu'on veut l'empêcher de travailler.

Les neuf conseillers voient cette demande d'un bon oeil et pourraient aussi formuler une demande en ce sens. « Ce serait un soulagement que Québec vienne voir ce qui se passe. On ne souhaite que la Commission municipale à Saint-Jean-sur-Richelieu. Je pense que refaire une demande au nom des neuf élus c'est quelque chose qui serait important de faire. » — la conseillère Mélanie Dufresne.

En attendant, la mésentente au conseil municipal crée de l'incertitude chez les employés de la Ville qui voient les différents dossiers faire du sur place.

Quant au congédiement du chef de cabinet, rappelons qu'il a reçu un sursis de la Cour supérieure. Une décision doit être rendue lundi.