Service de garde scolaire réclamé sur l'île Sainte-Thérèse à Saint-Jean-sur-Richelieu

À St-Jean-sur-Richelieu, les citoyens se mobilisent pour un service de garde scolaire sur l'Île Sainte-Thérèse.

Une pétition est depuis samedi sur le site de l'Assemblée nationale.Elle demande au gouvernement de répondre à la demande des parents du secteur qui cherche une meilleure conciliation travail-famille.

Actuellement, les enfants de l'île Sainte-Thérèse doivent faire de 45 à 60 minutes par jour de transport. Les parents doivent se rendre au centre-ville pour ramener leurs jeunes à la maison. La conseillère du secteur, Maryline Charbonneau, indique que « les parents ont même de la difficulté parfois à arriver à l'heure pour aller chercher les enfants. Ce qui fait que les enfants arrivent assez tard à la maison. C'est plus difficile de faire les devoirs. Certains parents optent carrément pour les écoles privées plutôt que de garder leurs enfants au public. »

« Les parents d’enfants de l’Île Sainte-Thérèse et des environs ont entrepris diverses démarches pour que les enfants soient instruits plus près de leur lieu de résidence et pour qu’un service de garde soit établi plus près de leur lieu de résidence, ces démarches ont été refusées. » — Extrait de la pétition

Une demande avait déjà été formulée à la Commission scolaire des Hautes-Rivières pour une école primaire sur le territoire de l'Île Sainte-Thérèse. Demande qui avait essuyé un refus. Les citoyens ont rencontré la structure avec cette nouvelle demande.

Selon nos informations, la Commission scolaire des Hautes-Rivières étudierait présentement l'option du service de garde scolaire.La conseillère du district 12 indique que plusieurs options sont possibles, notamment le pavillon Gérard-Morin qui pourrait être utilisé.

« Les citoyens reviennent à la charge avec une solution mitoyenne, parce qu'on comprend qu'il ne peut pas y avoir d'école sur l'île, mais en contrepartie, est-ce qu'on peut amener les enfants plus près de leur quartier et de s'assurer qu'ils puissent arriver à la maison plus tôt? » — Maryline Charbonneau

Madame Charbonneau indique que la ville est prête à collaborer avec la commission scolaire. Elle précise que la création d'une organisation à but non lucratif pour garder les enfants dans le quartier pourrait être une autre option.

En attendant, les parents se mobilisent. La pétition peut être signée en ligne jusqu'au 8 juin. Des dizaines de personnes l'ont déjà fait.