SNC-Lavalin: une erreur de perception selon Justin Trudeau

Justin Trudeau n'a pas fait de pression sur l'ex-procureure générale pour éviter à SNC-Lavalin de subir un procès criminel. Un mois après que les allégations d'ingérence aient commencé à faire la manchette, le premier ministre a plutôt évoqué une différence de perceptions.

Devant un parterre de journalistes convoqués pour l'occasion, Justin Trudeau a reconnu qu'il aurait dû savoir que la confiance s'était érodée entre son bureau et la procureure générale. Il a admis que des discussions ont eu lieu avec Jody Wilson-Raybould, mais que lui et son personnel croyaient que la ministre de la Justice était ouverte à écouter d'autres points de vue.

«Il y a effectivement une différence de perspectives. Nous, on considérait que Mme Wilson-Raybould était toujours ouverte à considérer de nouveaux facteurs dans cette décision. Elle, comme on apprend maintenant, non seulement elle n'était pas ouverte à ça, mais elle considérait que chaque fois qu'on lui en parlait c'était inapproprié. » - Justin Trudeau, premier ministre

Lors de son témoignage en comité parlementaire, Mme Wilson Raybould a affirmé sans équivoque avoir subi des pressions indues de la part du cabinet du premier ministre, durant quatre mois, entre septembre et décembre 2018. Justin Trudeau est catégorique:

«Il n'y a jamais eu de pressions inappropriées. Il y a eu bien des discussions sur un enjeu délicat, mais il n'y a jamais eu de pressions inappropriées.»

Le premier ministre assure qu'il avait à coeur les 9000 emplois en jeu dans ce dossier. Il assure que l'intégrité des institutions et l'indépendance du système de justice n'ont pas été altérées.

Écoutez un extrait de Justin Trudeau qui mentionne le malaise qui s'est installé entre son cabinet et Jodie Wilson-Raybould: