3e pire délai moyen d'attente après un signalement à la DPJ

La Mauricie/Centre-du-Québec a le 3e pire délai moyen d'attente après un signalement parmi les 16 Centres jeunesse du Québec. Selon Radio-Canada, il faut compter en moyenne 32 jours avant qu'une évaluation ne soit faite après un signalement.

En tête de liste, on retrouve la DPJ de l'Estrie, là où la jeune fille de 7 ans de Granby est décédée. Le délai d'attente moyen est de 61 jours avant une évaluation. En 2e position, on retrouve les centres Batshaw (DPJ anglophone de Montréal) où le délai d'attente moyen est de 56 jours. Le délai d'attente moyen ailleurs au Québec est de 26 jours. La cible du ministère de la Santé se situe quant à elle à 12 jours.

Par ailleurs, selon les chiffres du CIUSSS MCQ,  il y a actuellement plus de 200 dossiers en attente d'être évalués à la DPJ de la Mauricie et du Centre-du-Québec. La violence corporelle et la négligence subies par des enfants sont les deux principales raisons de signalements.
  
En 2017-2018, la Direction de la protection de la jeunesse a reçu plus de 7 400 signalements dont plus de 3 000 ont été retenus.  Plus de la moitié des victimes étaient âgées de 6 à 12 ans. Plus de 800 jeunes victimes avaient moins de 5 ans.

 

 

La DPJ de la Mauricie et du Centre-du-Québec compte environ 200 employés, un nombre insuffisant pour plusieurs afin de répondre à la demande.L'enquête de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPJ) sur la DPJ en Mauricie/Centre-du-Québec n'est pas terminée. Lancée en janvier 2017, l'enquête vise particulièrement les services dispensés aux enfants placés en famille d'accueil entre 2013 et 2017. Elle a notamment été ordonnée après la médiatisation, en octobre 2016, d'un cas d'une famille d'accueil de Drummondville. En octobre 2016, la Cour a déclaré des lésions de droits pour 2 enfants. Les jeunes garçons ont subi des sévices à répétition pendant plus de 7 ans. Cette histoire, jumelée à de nombreuses plaintes pour services déficients, a motivé l'ouverture de cette enquête.