DPJ : un rapport accablant pour la Mauricie et le Centre-du-Québec

DPJ

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) dépose un rapport accablant sur la DPJ de la Mauricie/Centre-du-Québec.

Entre 2013 et 2016, près du tiers des enfants sous la responsabilité de la DPJ ont subi des abus physiques ou sexuels dans leur famille d'accueil.

Tout autant de jeunes ont subi de mauvais traitements psychologiques ou de la négligence.

L'enquête dévoile aussi que 34% des enfants n'ont pas été rencontrés seuls par leur intervenant, que 19% des ordonnances du tribunal n'ont pas été respectées et que 5 familles d'accueil ont été accréditées malgré des informations claires qu'elles pouvaient représenter un risque pour les enfants.

L'étude a été faite auprès de 148 dossiers, doit 88 d'enfants et 60 de familles.

L'enquête a été déclenchée en 2017 à la suite du dévoilement d'un nombre anormal de manquements aux droits des enfants.

Parmi les cas, celui de 2 frères qui ont été victimes d'abus physiques et psychologiques pendant des années au sein de leur famille d'accueil à Drummondville.

La direction du CIUSSS de la Mauricie/Centre-du-Québec affirme ne pas avoir été mis au courant de la gravité de la situation auparavant.

Jugeant la situation inadmissible, le CIUSSS s'engage à appliquer les 37 recommandations formulées à son endroit par la CDPDJ.

Parmi les recommandations, on retrouve une révision du processus d'intervention en cas de manquements ou de conduite inacceptable, une nouvelle directive pour que les intervenants parlent seul à seul avec les enfants et la révision de la charge administrative des intervenants.