Les écoles privées parlent "sextos" à Drummondville

Le sujet des "sextos" sera à l'honneur aujourd'hui à Drummondville alors que intervenants de  diverses écoles privées du Québec sont réunis au Centrexpo Cogeco pour une conférence "Sexto : mieux comprendre pour mieux agir".

Cette journée est pilotée par la Fédération des établissements d'enseignement privés.

Les "sextos" ou le "sextage" est le partage non consensuel d'images intimes et est considéré comme de l'autoexploitation juvénile. L'autoexploitation juvénile se fait au moyen d'un téléphone cellulaire, d'une application de messagerie vidéo, d'un réseau social, etc.

Même si les "sextos" sont faits à l'extérieur des murs de l'école, les répercussions sont importantes dans le milieu scolaire. Les intervenants souhaitent donc encore mieux s'outiller pour améliorer et renforcer les efforts de prévention.

Aurélie Guidon, porte-parole pour la Sûreté du Québec, fait cette mise en garde :

"Il faut que les jeunes soient sensibilisés sur le fait que se prendre en photo nu ou partiellement dénudé, ça peut mener à des accusations de production de pornographie juvénile. Également, les personnes qui se trouvent en possession de ce type de fichier là peuvent être accusés de possession de pornographie juvénile. En plus, à partir du moment qu'il y a échange de ce type de fichiers avec d'autres personnes, on peut aussi parler d'accusation de distribution de pornographie juvénile. Finalement, la notion de demander ce type d'images est considéré au sens de la loi comme du leurre ou de l'extorsion."