Les syndiqués refuseront de faire du TSO

Les professionnels (les) en soins du grand Drummond refuseront aujourd'hui (lundi) de faire des heures supplémentaires.

C'est la "Journée nationale sans temps supplémentaire obligatoire", une initiative de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec- FIQ.

D'autres cas ont été rapportés au cours du week-end, 7 préposés auraient été forcés à rester au travail samedi à l'hôpital Sainte-Croix selon Radio-Canada, même s'il ne manquait pourtant qu'un seul employé pour compléter le quart de travail.

Les professionnelles en soins, dont les infirmières, veulent signifier leur ras-le-bol du recours au temps supplémentaire obligatoire. Elles veulent obliger les employeurs, dont le CIUSSS MCQ, à élaborer des horaires de travail complets et prévoir du personnel en nombre suffisant.

La FIQ juge que cette pratique est devenue un réel monde de gestion qui porte atteinte aux droits des professionnelles en soins. Le groupe estime aussi que les heures supplémentaires obligatoires ont un impact direct sur la qualité et la sécurité des soins.

La FIQ représente 76 000 professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires soit la majorité des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques dans les établissements de santé et de services sociaux du Québec.

Nancy Bédard- présidente de la FIQ

" Les professionnelles en soins veulent pouvoir choisir leur santé physique et mentale, leur vie personnelle et familiale. Elles veulent, comme la grande majorité de la population, vivre une journée normale de travail. Une journée où elles ne risquent pas d'être prises en otage. Voilà l'objectif de cette journée sans précédent."

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a notamment promis une amélioration de la situation d'ici la fin de 2019. Pour elle, il s'agit d'un "engagement ferme". La fin du temps supplémentaire obligatoire a aussi été une promesse du gouvernement Legault lors des dernières élections.