OPTILAB : encore des inquiétudes

La réforme des laboratoires médicaux - OPTILAB - inquiète toujours en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Implantée lors de la réforme Barrette, OPTILAB vise à centraliser les services de laboratoires médicaux. Dans la région, c'est vers Trois-Rivières. La phase 1 de la réforme, lancé récemment, touche les analyses de biochimie non-urgentes. Les analyses "urgentes" seront toujours faites localement. La phase 2 et 3, déployer d'ici 2 à 5 ans, incluera un fort pourcentage de prélèvements de microbiologie et de pathologie, ce qui inquiète encore plus.

 

Sylvie Godin est représentante nationale de l’APTS.

" C'est au niveau des retards dans le transport au niveau de la conservation des spécimens. On n’est pas à l’abri d'incidents (accident, intempéries, fermeture de pont à Trois-Rivières... etc.). Et comme on centralise la majorité des analyses de biochimie non urgente au laboratoire de Trois-Rivières, on n’est pas à l'abri de bris de services de ces appareils-là".

 

Mme Godin déplore également les impacts d'Optilab sur les travailleurs et travailleuses des laboratoires médicaux.

"Et qu’en est-il du facteur humain? Parmi les technologistes médicales, c’est l’incertitude et l’insécurité qui règnent. Qu’est-ce qui les attend à moyen et long terme, la réforme devant s’étaler sur plusieurs années? Elles ne le savent pas. L’effet sur le moral est dévastateur. Ainsi, certaines ont déjà choisi d’anticiper leur retraite ou de réorienter leur carrière. Alors que le projet devait notamment contrer la pénurie de main-d’œuvre, OPTILAB a plutôt l’effet contraire, poussant à l’exode le personnel en place et rendant la profession beaucoup moins attrayante pour la relève."

 

L'APTS demande au gouvernement Legault d'adopter un moratoire sur le déploiement d'OPTIBLAB afin de faire l'analyse des conséquences de la réforme.

Le cabinet de la ministre de la Santé,  Danielle McCann, se dit «en réflexion» sur OPTILAB.