Pénurie de suppléants dans les écoles de Drummond

La pénurie de suppléants touche aussi les écoles primaires du grand Drummond. La Commission scolaire des Chênes confirme devoir composer depuis quelque temps avec la "pénurie/rareté" d'enseignants.

Il arrive que la CSDC passe au travers de sa liste de suppléants sans trouver quelqu'un de disponible.

La Commission scolaire des Chênes doit alors faire appel au " dépannage ", un système de remplacement obligatoire mis en place avec les enseignants. Ainsi, selon un plan X, un enseignant qui est présent à l'école, mais qui n'a pas de cours, peut se voir confié la garde d'une classe d'élèves.

Le phénomène prend de l'ampleur : il y a eu 67 périodes de " dépannage " entre septembre 2016 et février 2017. Le nombre grimpe à 185 périodes pour 2017-2018 et à 260 pour 2018-2019.

Pour Drummond,  la convention de travail précise que la période maximale pour agir en dépannage n'excède pas trois jours consécutifs. La CSDC précise que les enseignants qui font du dépannage sont rémunérés pour le faire, en plus de leur salaire de base.

La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Josée Scalabrini, a dénoncé cette façon faire au Journal de Québec :

" On oblige des enseignants qui travaillent déjà à 100% à faire preuve de souplesse et à travailler à 110% et 120%. Une enseignante qui fait de la suppléance dans la classe voisine a moins de temps pour faire de la planification et de la correction pendant sa journée de travail, ce qui augmente le travail à faire à la maison. "