Questionnements concernant la qualité de l'eau dans Drummond

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Une étude de la firme drummondvilloise BlueLeaf soulève des questions par rapport à la qualité de l'eau potable dans Drummond.

Menée avec l'Université de Sherbrooke, l'étude visait la qualité de l'eau de 19 municipalités dont Drummondville, St-Cyrille, Durham-Sud et Wickham. Les chercheurs étaient à la recherche de présence de pesticides et de produits pharmaceutiques dans l'eau potable.

 

Barry Husk est président de BlueLeaf

" Il y a environ une trentaine de produits qui sont normés pour l'eau potable, mais il faut mettre ça dans le contexte de tous les produits synthétiques crées par les hommes  qui peuvent se retrouver dans l'environnement. Des estimés conservateurs mettent ce chiffre-là autour de 80 000 produits. Donc oui il y a des produits qui sont normés, mais c'est une trentaine sur 80 000. Donc, dans les autres produits non normés, nous on a voulu en savoir le plus sur leur présence possible."

 

 

Sur 70 produits chimiques examinés, les chercheurs ont identifié 9 produits pharmaceutiques et 6 catégories de pesticides de source agricole.

 

 

Barry Husk est président de BlueLeaf

"Ce qu'on peut tirer comme conclusion c'est que les eaux potable de ces villes-là [incluant Drummondville] sont vulnérables à la contamination par les eaux usées humaines et la même chose pour celle qui ont des produits de pesticides, on peut dire qu'elle sont vulnérables à une contamination par les polluants de source agricole, dont les pesticides".

 

Les 3 contaminants les plus souvent détectés sont la caféine (pharmaceutique - 29%), l'atrazine (pesticide - 24%) et le naproxène (pharmaceutique - 21%). Les chercheurs ont aussi détecté la présence de 2 produits dont les risques pour la santé humaine sont qualifiés de préoccupants.

 

Barry Husk est président de BlueLeaf

" Nous on a fait référence à un en particulier [produit pharmaceutique], ça s'appelle la cylcophosphamide. C'est un produit cancérigène et il est utilisé, entre autres, pour le traitement de certains cancer, c'est un médicament. Quand on retrouve des produits qui sont considérés comme étant cancérigène je pense qu'on peut qu'il n'y a aucune norme acceptable, c'est qui est acceptable, c'est zéro. Donc, dans certains cas, il y a lieu de porter une attention et de regarder si d'autres normes ne seraient pas nécessaires."

 

M. Husk espère que Québec et Ottawa agiront dans le dossier de l'eau potable afin d'imposer des normes plus sévères, mais surtout plus étendues sur la qualité de celle-ci. Il est vrai de dire que la majorité des villes, comme Drummondville, respect les normes imposés par Québec pour la qualité de l'eau potable. C'est la présence des produits non-normés qui s'avère plus inquiétante.

M. Husk affirme avoir rencontré la direction générale de la Ville de Drummondville et les responsables de l'usine de traitement des eaux afin d'expliquer son étude et ses découvertes. Questionné sur l'accueil reçu, il affirme avoir été écouté. Il espère que la nouvelle usine de traitement des eaux que doit construire Drummondville [60M$] pourra intégrer de nouvelles normes pour la qualité de l'eau potable.