Fermeture du Collège du Sacré-Coeur

Après 74 ans, c'est la fin pour le Collège du Sacré-Coeur de Sherbrooke.

L'institution d'enseignement a confirmé la fermeture en conférence de presse cet avant-midi. 

Le conseil d'administration a pris cette décision en raison du faible nombre d'inscriptions.

«Des mesures seront immédiatement mises en place pour faciliter l’inscription des élèves dans un autre établissement d’enseignement et soutenir les enseignants et le personnel dans leur recherche d’emploi. Notre principal objectif consiste à atténuer l’insécurité engendrée par cette situation afin que nos jeunes puissent se concentrer sur leurs études et que tous puissent vivre une fin d’année sereine. -Pierre Rodier, président du conseil d’administration du Collège du Sacré-Cœur.

Il y a quelques années, le Collège avait ouvert ses portes aux garçons dans l'espoir d'augmenter les inscriptions.

Fondé en 1945, le Collège du Sacré-Cœur a été le premier collège classique féminin dans la région.

Soutient à la relocalisation des élèves 

L'Association des Écoles Privées de l'Estrie entend aider les élèves du Collège du Sacré-Coeur de Sherbrooke à se trouver une nouvelle école. 

C'est que plus d'une centaine de jeunes devront être relocalisés pour la rentrée scolaire de l'automne 2019.

'' C'est certain qu'on souhaite garder ces élèves dans le réseau du privé. Nous allons offrir aux parents les meilleures options. Présentement, toutes les écoles de l'Estrie sont en période de réinscription, nous allons donc évaluer la situation au fur et à mesure. '' -Le président et porte-parole de l'AEPE, Éric Faucher 

Tentatives de fusions

Le Collège du Sacré-Coeur a tout essayé afin d'éviter cette fermeture.

Des tentatives de fusions avec d'autres écoles privées ont notamment été envisagées, mais sans succès.  

Le statut de Coopérative du Collège compliquait les démarches. 

C'est que si une école avait accepté de fusionner, elle était forcée changer de statut à son tour en devant également une coopérative. 

Avec la collaboration de la journaliste Alexandra Paré