Poissons morts: le barrage de Brookfield en cause?

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L'enquête du ministère de l'Environnement s'amorce pour tenter d'expliquer la mort de milliers de poissons dans la rivière des Outaouais depuis le début du mois.

 

Un poste de commandement mobile a été déployé près du traversier pour faire des vérifications en continu sur le terrain, où un quatrième épisode d'intoxication de poissons est survenu mercredi. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs collabore.

Une nouvelle piste est d'ailleurs à l'étude, alors que le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, affirmait hier que les opérations de la centrale hydroélectrique d'Énergie renouvelable Brookfield pourraient être en cause. Il ne serait donc pas question d'un déversement chimique.

Énergie Brookfield assure ne rien ajouter dans l'eau de la rivière du Lièvre pour produire de l'électrictié et affirme offrir son entière collaboration aux autorités.

Des travailleurs s'affairent aujourd'hui à ramasser des carcasses alors que l'odeur de putréfaction des poissons fait rager les citoyens.

Mises en garde sur la consommation

De son côté, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs met en garde sur la consommation de l'eau ou son utilisation à des fins récréatives.

Il en profite pour rappeler à la population de respecter les recommandations de la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

La DSPu suggère de ne pas consommer de poisson pêché dans certaines zones qui auraient pu être contaminées par des bactéries ou celles où il y a une pollution évidente ou la mortalité de poissons. Les poissons déjà morts ou affaiblis ou ceux à l'apparence anormale ne doivent pas non plus être mangés.

Rappelons qu'un quatrième épisode de poissons est survenu mercredi, alors qu'une centaine de carcasses ont été retrouvées dans le secteur de Masson-Angers.

- Avec la collaboration d'Audrey Folliot, journaliste Bell Média.