Le rapport d'un expert questionné

Au procès des 4 policiers accusés dans l'arrestation musclée d'Alexis Vadeboncoeur, l'expert de la défense Denis Rancourt a admis devant le tribunal ne pas avoir tenu compte du témoignage de la victime, ni des rapports médicaux pour élaborer son rapport sur l'intensité des coups portés par les policiers le soir du 2 février 2012. 

Pourtant, Alexis Vadeboncoeur avait expliqué dans son témoignage qu'il avait entre autres, souffert de douleurs à l'entrejambe. Cette information avait transmise aux infirmières qui l'ont vues quelques jours après les faits. 

Le professeur en biomécanique à l'Université de Sherbrooke écrit dans son rapport que les coups portés à Alexis Vadeboncoeur étaient d'intensité faible à moyenne et qu'ils n'avaient pas blessé ou causé de lésions à la victime.

Le juge Steve Magnan a expliqué que s'il fallait croire le témoignage d'Alexis Vadeboncoeur, l'intensité des coups étaient plutôt moyenne à élevée. 

Le professeur Denis Rancourt a alors admis que cette suggestion était « correcte ».