Stabilité de la criminalité à Trois-Rivières

La police de Trois-Rivières dresse un bilan somme toute positif de l'année 2018, en terme de criminalité et de sécurité routière. L'an dernier, 4465 crimes ont été recensé, par rapport à 4483 en 2017. 55 % d'entre eux ont été résolus.

Même si la totalité des crimes commis n'a pas diminuée, certains types d'infractions criminelles ont connu une baisse notable. C'est le cas des crimes contre la propriété, comme les introductions par effraction, les vols et les fraudes, qui ont chuté de 4,8 % l'an dernier, passant de 2512 en 2017 à 2392 en 2018.

Les crimes à caractère sexuel ont quant à eux subi une hausse, explicable par une augmentation des dénonciations, selon le directeur de la police, René Martin.

« Les gens dénoncent plus. Ça ne change pas le système judiciaire. On est encore avec les lois existantes, les règles de preuves sont encore les mêmes, mais on a plus de dénonciations. »

Selon M. Martin, la grande médiatisation de ce type d'infraction explique pourquoi les victimes dénoncent davantage.

Un total de 31 360 constats d'infractions ont été distribués sur le territoire Trifluvien, soit un peu moins que l'année précédente. Les accidents faisant des blessés ont aussi été moins nombreux.

Est-ce qu'une amélioration de la sécurité routière en 2018 vient changer les plans du conseil municipal en ce qui a trait à Vision zéro? La conseillère municipale Sabrina Roy, aussi présidente de la Commission sur la sécurité des milieux, croit qu'il ne faut pas sauter aux conclusions trop rapidement.

« Avant de prendre quelques actions que ce soit, il faut évaluer le tout. C'est encore à l'étape embryonnaire, donc il faut évaluer avant de faire des directives claires à la Direction de la police. On (le conseil municipal) va en parler au cours des prochains mois », mentionne-t-elle.

Toutefois, un plus grand nombre de conducteurs ont été intercepté avec les capacités affaiblies par l'alcool ou la drogue, soit une hausse de 7,9 % en un an.

La Direction de la police croit qu'il est trop tôt pour évaluer les impacts réels de la légalisation du cannabis, survenue tard pendant l'année 2018.

« On est environ six mois après l'implantation de la loi. La période estivale n'est pas arrivée, les événements spéciaux comme les festivals non plus. [...] On n'a pas modifié les règlements municipaux comme ça s'est passé à certains endroits, souligne René Martin. En fonction des situations qu'on vivra, notre comité de vigie va recommander des modifications de réglementation peut-être pour certains parcs, par exemple », ajoute le directeur policier.