Alexandre n'est pas un monstre, déclare son père

L'auteur de la fusillade de la grande mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, connaîtra sa sentence le 29 octobre prochain.

Le juge prend la cause en délibéré.

Il a ouvert la porte à une peine cumulative pouvant aller jusqu'à 150 ans, ce qui serait la peine la plus sévère de l'histoire canadienne.

Alexandre Bissonnette a pris la parole dans la salle d'audience ce midi. Des sanglots dans la voix, il a réitéré qu'il regrette atrocement ses gestes et qu'il a honte.

Les parents du jeune homme se sont ensuite adressés aux médias. Ils ont exprimé leur compassion pour la communauté musulmane. Ils blâment la maladie mentale pour expliquer le geste de leur fils.

« Alexandre n’est pas un monstre. Les témoignages des psychiatres sont venus expliquer les causes probables de son geste. Particulièrement, l'intimidation subie durant des années à l'école. » « Malheureusement, la condition mentale d’Alexandre n’a pas été détectée par nous les parents, ni par les professionnels de la santé qu’il a consultés à maintes reprises » - Raymond Bissonnette.

Le père d'Alexandre Bissonnette reproche à la Couronne de s'être acharnée pour diaboliser son fils depuis le début des procédures et d'avoir ignoré ses problèmes de santé mentale. Selon Raymond Bissonnette, 150 ans de prison équivalent à une peine de mort déguisée et éteignent la moindre lueur d'espoir.