Bombardier supprime 2 500 emplois au Québec

Les travailleurs québécois de Bombardier ont reçu une bien mauvaise nouvelle à un peu plus d'un mois du temps des Fêtes.

Bombardier annonce la suppression de 5 000 emplois à travers le monde, dont la moitié au Québec. 

La multinationale a vendu son programme d'avions à hélices Q400 à Vinking Air en Colombie-Britannique.

Les licenciements se feront d'ici 12 à 18 mois. Bombardier espère ainsi économiser 250 M U$. 

"Je peux comprendre pour les employés de bureau en ingénierie que des programmes d'avions ont fini d'être développés et qu'il va y avoir des réaménagements, mais sur les planchers ont a des cadences à respecter. Je ne vois pas où ils vont couper". - Dave Chartrand, président du syndicat des machinistes Bombardier.

Par ailleurs, l'entreprise annonce également la vente de ses activités de formation des pilotes et des techniciens de Bombardier à la montréalaise CAE.

Les formations se donnent notamment dans des centres d'affaires de Montréal, de Québec et Dallas. 

La valeur combinée des transactions rapportera environ 900M$ à Bombardier. 

Voici la réaction du premier ministre François Legault :

L'ex-ministre de l'Économie Dominique Anglade demande à François Legault d'intervenir. Son gouvernement a injecté 1,3 milliard de dollars en fonds publics pour sauver la C Series.

 

Des gloutons selon le PQ

Lors des dernières compressions en 2016, le salaire des membres de la haute direction de Bombardier avait bondi de 50%.

Les 5 plus hauts dirigeants s’étaient partagé 43 M$ en salaire et avantages.

À lui seul, le PDG Alain Bellemare avait empoché 13 millions de dollars.

Le chef parlementaire du PQ Pascal Bérubé qualifie les dirigeants de la compagnie de "gloutons". Il demande à la haute direction de rendre des comptes sur cette restructuration.