Budget fédéral : rien de précis pour les grands projets de transport en commun

Le deuxième budget du gouvernement Trudeau a été déposé aujourd'hui à la Chambre des communes par le ministre des Finances, Bill Morneau.

Il ne contient aucune surprise. La plupart des analystes le qualifient de prudent, alors que les intentions budgétaires des Américains sont encore trop peu connues.

Mais le ministre des Finances le qualifie d'ambitieux.

Les villes de Québec et de Montréal devront attendre : aucun montant n'est précisé pour les grands projets de transport en commun. Le ministre Morneau affirme que des investissements seront possibles via la Banque de l'infrastructure.

Sans surprise, c'est un budget déficitaire, de l'ordre de 28,5 milliards de dollars pour l'année financière. C'est sur ce point que les conservateurs concentrent leurs attaques, dénonçant que la dette ne fait que s'alourdir sous le gouvernement Trudeau. Au prochaines élections fédérales, attendez-vous à les entendre répéter que ce gouvernement a perdu le contrôle des finances publiques.

Les principaux investissements sont en innovation, en formation de la main-d'oeuvre, et en logement social.

Ottawa veut également que les aidants naturels puissent avoir droit à de l'assurance chômage.

POUR LE CONSOMMATEUR...

La taxe sur le tabac augmente de 2,5% et celle sur l'alcool de 2%. Pour le tabac, cela représente une hausse de 5 cents pour le paquet de 20 cigarettes.

Le crédit d'impôt pour le transport en commun sera éliminé à compter du 30 juin. Selon Ottawa, le crédit n'encourage pas les Canadiens à utiliser davantage le transport en commun.

De plus, Ottawa collectera la T.P.S. auprès d'Uber.

UN PEU PLUS D'ARGENT CONTRE L'ÉVASION FISCALE

L'Agence du revenu du Canada aura un peu plus de moyens pour récupérer l'argent qui lui échappe : un budget de 523 millions sur 5 ans. C'est près de 80 millions de plus que son dernier budget quiquennal.