Cafouillage de l'autoroute 13, qui est responsable?

Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné sur l'autoroute 13 cette nuit? Pourquoi 300 automobilistes sont-ils restés coincés sur l'autoroute, durant plusieurs heures, sans qu'on leur vienne en aide?

Pourquoi les mesures d'urgences n'ont pas été déclenchées à Montréal, sachant que cette tempête serait possiblement la plus forte de l'hiver?

Toutes ses questions demeurent sans réponse. Le premier ministre, Philippe Couillard, exige ces réponses rapidement.

Du côté de la ville de Montréal, Denis Coderre affirme que l'autoroute 13 relevait du gouvernement provincial, et que les secours seraient venus beaucoup plus tard, si ce n'avait été des pompiers de Montréal.

CHRONOLOGIE D'UN ÉCHEC

Le maire de Montréal, Denis Coderre, a publié la chronologie des événements, selon les informations disponibles de la ville. On comprend que dès les premières communications vers 23h30, le ministère des Transports ne fait pas mention d'automobilistes coincés sur l'autoroute 13.

Vers 1h30 du matin, on prend même la décision de ne plus tenir d'appels conférence.

Ce n'est que vers 4h30 que les pompiers de Montréal auraient pris l'initiative d'aller aider les automobilistes. Le temps d'obtenir les autorisations et de s'y rendre, ils arrivent vers 5h du matin. Cependant, la Sûreté du Québec affirme qu'elle a demandé l'assistance des pompiers vers 2h30 du matin, mais qu'ils n'auraient pas eu de retour d'appel.

Sans discréditer les informations du maire, les ministres Martin Coiteux et Laurent Lessard veulent attendre avant de lancer les pierres. Mais ils évoquent un possible problème de coordination et de communications.

POINT DE PRESSE MOUVEMENTÉ

Mais la réaction initiale du ministre Lessard est vivement critiquée par l'opposition à Québec.

Lors du premier point de presse ce matin, vers 9h20, le ministre s'est mis en colère contre les journalistes qui le bombardaient de questions. Plus calme, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a promis que le gouvernement allait trouver les réponses.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée, et le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, veulent que les responsables soient identifiés rapidement, et que les ministres concernés en acceptent la responsabilité.