Des nouvelles sanctions s'imposent contre le cellulaire au volant

Des nouvelles sanctions s'imposent contre le cellulaire au volant. C'est le constat partagé par plusieurs organisations qui témoignent aujourd'hui en commission parlementaire.

Le CAA-Québec estime qu'il est l'heure de "sonner la fin de la récréation pour les accrocs du texto".

L'organisme propose d'augmenter le nombre de points d'inaptitude pour les contrevenants. Ce nombre, en 2015, est passé de trois à quatre. Mais le CAA croit qu'il doit être encore plus dissuasif.

L'organisme ouvre également un débat sur la criminalisation du cellulaire au volant, lorsque l'accident cause des blessures graves ou la mort. Il suggère d'entamer la discussion avec le gouvernement fédéral pour ajuster le code criminel.

La Société d'assurance automobile du Québec croit aussi que le prochain Code de la sécurité routière devra être plus dissuasif.

Ce matin lors de son témoignage, le vice-président des Affaires publiques, Dave Leclerc, a milité pour des amendes plus importantes, mais surtout, pour une stratégie d'ensemble plus coercitive.

"Force est de constater que des mauvaises habitudes ont été prises par certains automobilistes. Est-ce qu'il faut augmenter les sanctions? C'est clair que ce sera l'une de nos recommandations au ministre des Transports".- Dave Leclerc, SAAQ

Le ministe des Transports, André Fortin, a promis de livrer la refonte du Code de la sécurité routière cet automne.

La SAAQ rappelle que le tiers des accidents mortels au Québec ont été en partie causés par une distraction au volant.

Les régions de Montréal, de Laval et de la Montérégie sont particlièrement concernées, en raison du volume de circulation automobile.