Des restaurateurs souhaitent un partage des pourboires

Le milieu de la restauration lance un cri du coeur au gouvernement concernant la pénurie de main-d'oeuvre.

Dans une lettre ouverte, une dizaine de personnalités demandent au gouvernement qu'une politique de partage des pourboires soit instaurée.

Cela permettrait d'amoindrir la différence de salaires entre le personnel en salle et en cuisine.

En 2017, un serveur gagnait en moyenne 26 $ l'heure en comptant les pourboires, comparativement à 16 $ l'heure pour un cuisinier.

Les signataires estiment que cet écart dévalorise notamment le métier de cuisinier, alors que la pénurie de main-d'oeuvre est criante.

Selon eux, le pourboire laissé par un client reflète le travail de l'ensemble des employés, des serveurs, aux cuisiniers, en passant par les barmans et les commis-débarrasseurs.

Pourquoi pas une hausse des salaires?

Les auteurs de cette lettre indiquent qu'une augmentation des salaires en cuisine passerait par une hausse des prix sur le menu.

Selon eux, les clients donneraient alors moins de pourboire parce que leur capacité de payer n'est pas infinie.

Parmi les cosignataires, on retrouve Nathalie Lehoux, présidente des Restaurants Pacini, ainsi que les chefs Normand Laprise du restaurant Toqué et Jérôme Ferrer du Groupe Europea.