Donald Trump s'en prend encore aux médias

Plus de 350 journaux américains et étrangers font une sortie en règle ce matin contre les attaques de Donald Trump qui dépeint les journalistes comme des "ennemis de l'État". 

Le Boston Globe qui est à l'origine de cette initiative estime que les assauts incessants du président ont des conséquences dangereuses sur la liberté de presse. 

"Remplacer un média libre par un média d'État a toujours été une priorité pour tout régime corrompu prenant le contrôle d'un pays" écrit le quotidien dans son éditorial.

L'expression "Fake News" utilisée fréquemment par le président Trump résonne chez de nombreux Américains, particulièrement l'électorat républicain. 

4 électeurs républicains sur 10 estiment que le président devrait avoir l'autorité de fermer des médias ayant une mauvaise attitude selon un récent sondage Ipsos

Le quotidien britannique The Guardian s'est aussi joint au mouvement. Voici ce qu'on peut y lire : 

"Donald Trump n'est pas le 1er président américain a attaqué la presse ou à se sentir traitement injustement par les journalistes, mais il est le premier à avoir une politique calculée et cohérente visant à miner, délégitimer et mettre en danger le travail de la presse"  - équipe éditoriale, The Guardian 

Fidèle à son habitude, le président Trump a réagi à cette sortie en utilisant Twitter. 

"THE FAKE NEWS MEDIA IS THE OPPOSITION PARTY. It is very bad for our Great Country....BUT WE ARE WINNING!"

Traduction libre : "Les médias aux "nouvelles trompeuses" font partie de l'opposition. C'est très mauvais pour notre beau pays, mais nous gagnons !" 

The Boston Globe, which was sold to the the Failing New York Times for 1.3 BILLION DOLLARS (plus 800 million dollars in losses & investment), or 2.1 BILLION DOLLARS, was then sold by the Times for 1 DOLLAR. Now the Globe is in COLLUSION with other papers on free press. PROVE IT!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 16 août 2018