ÉTUDE : Augmentation de la violence envers les enseignants

Ce n'est pas toujours facile être enseignant de nos jours.

La violence envers les profs est en hausse partout au pays selon une compilation d'études réalisée par la Fédération canadienne des enseignantes et enseignants.

Entre 41% et 90% des enseignants sondés ont été témoins ou victimes de violence.

La fréquence et la gravité des incidents violents ont également augmenté.

Ce sont davantage les enseignantes qui en sont victimes.

Les cas sont plus nombreux dans les écoles primaires que secondaires et dans des écoles situées dans des quartiers défavorisés ou dans de grandes zones métropolitaines.

La violence à l'endroit des enseignants a un impact négatif sur leur bien-être et est associée à une augmentation significative du taux de dépression.

Ils signalent rarement les incidents de violence à l'administration de l'école ou à la police.

40 000 enseignants ont été sondés.

MANQUE DE RESSOURCES ET DE SOUTIEN

La Fédération canadienne des enseignants estime que le sous-financement généralisé de l'éducation publique et le manque de ressources et de mesures de soutien sont en partie responsables de cette augmentation de la violence dans les écoles.

Elle demande des aides-enseignants, psychologues, psychiatres et autres spécialistes capables d'appuyer les élèves dans leur apprentissage.

150 représentants du milieu de l'éducation sont réunis à Edmonton aujourd'hui pour participer au Forum canadien sur l'éducation publique qui se déroule sous le thème « Des écoles sécuritaires et bienveillantes ».

La FCE a dévoilé les résultats de cette toute première Revue des études sur la violence dans les écoles, qui s'est étendue à l'ensemble du Canada.

« De nos jours, les classes deviennent de plus en plus complexes. Les enseignantes et enseignants doivent relever une multitude de défis, dont des classes d'une grande diversité sur les plans de la culture, du comportement et des aptitudes scolaires et sociales. » explique le président de la FCE, H. Mark Ramsankar.