ÉTUDE: Il y a un lien entre le sommeil agité et le Parkinson

Les personnes qui ont le sommeil agité ont 90% de risques de développer la maladie de Parkinson selon une importante étude de l'UQAM. Les recherches démontrent qu'un trouble du sommeil est souvent un indicateur de la détérioration de la structure du cerveau.

Lorsqu'on parle de sommeil agité, il est ici question d'un trouble comportemental en sommeil paradoxal. La maladie touche environ 1% de la population. Les personnes atteintes ont la capacité de bouger, frapper et crier lorsqu'elles rêvent contrairement à la majorité de la population qui est en état de paralysie musculaire lors de l'étape du sommeil paradoxal.

DES SYMPTÔMES PLUS IMPORTANTS

Non seulement les personnes qui ont le sommeil agité ont plus de risques de souffrir de maladie mentale, leurs symptômes sont aussi plus importants que ceux qui n'ont pas de problèmes de sommeil.

"On pense que c'est un peu comme un symptôme précoce présent dès le début de la maladie de Parkinson(...) On sait maintenant que l'odorat est affecté des années avant les problèmes moteurs, on sait aussi que le fait de bouger la nuit en sommeil paradoxal et d'avoir des mouvements agités apparaît des années avant." - Dr. Shady Rahayel, chercheur à l'UQAM

Des études antérieures démontrent que les patients souffrant de Parkinson qui ont aussi le sommeil agité voient leur état de santé se détériorer plus rapidement tout en ayant plus de troubles cognitifs. L'imagerie à résonnance magnétique démontre également un amincissement du cortex cérébral plus marqué chez les patients atteints de Parkinson qui ont aussi un trouble du sommeil par rapport aux autres malades.

UN DÉLAI DE 10 À 15 ANS

Le trouble comportemental du sommeil paradoxal apparaît généralement autour de 50 ans, surtout chez les hommes. Les chercheurs vous recommandent de consulter si votre partenaire indique que vous bougez agressivement pendant votre sommeil.

"Les gens qui ont un trouble comportemental en sommeil paradoxal et qui n'ont pas encore la maladie de Parkinson risquent fortement de la développer d'ici 10 à 15 ans. Ils deviennent donc une population extrêmement importante à suivre avec des médicaments pour éviter que la maladie évolue. - Dr. Shady Rahayel, chercheur à l'UQAM

25 Canadiens en moyenne reçoivent un diagnostic de Parkinson chaque jour.