Explosion de cas de maladie de Lyme à Montréal

Les cas d'infections à la maladie de Lyme se multiplient à un rythme inquiétant à Montréal. 

30 patients ont été dépistés depuis le début de l'année, soit 10 fois plus qu'en 2017.  Une fillette de 2 ans fait partie des infectés. À lire ici ! 

Montréal est la 3ème région la plus infectée en 2018, derrière l'Estrie et la Montérégie. 

54 cas ont été rapportés en Estrie depuis le 1er janvier, contre 137 cas pour l'ensemble de l'année précédente. 

En Montérégie, 53 patients ont été piqués par des tiques infectées, contre 75 pour 2017. 

Au début de l'été, les tiques étaient présentes dans 122 des 147 municipalités montérégiennes. 

«La meilleure façon de prévenir la maladie c'est de rester dans les sentiers quand on fait des activités dans les endroits à risque (....) porter des vêtements longs et clairs, un chasse-moustique qui va permettre de repousser les tiques. On parle aussi de s'inspecter (...) pour s'assurer qu'il n'y ait pas de tiques prises après nous, nos enfants, nos animaux de compagnie.»

-Dre Julie Loslier, directrice de la Santé publique de la Montérégie

Il n’existe aucun vaccin contre la maladie de Lyme, mais un traitement préventif (prophylaxie postexposition) peut être prescrit dans les jours suivants une piqûre. 

« Avec les saisons chaudes qui s'allongent, la saison de présence des tiques s'allonge aussi. La bonne nouvelle c'est que c'est moins désagréable de porter des vêtements longs et de rentrer les bas dans les bottes au mois d'octobre que quand il fait 40 degrés au mois d'août.»

Pour en savoir plus, consultez le site du gouvernement du Québec 

Gouvernement du Québec

LE VIRUS DU NIL AUSSI PRÉSENT 

La Montérégie est aussi aux prises avec une augmentation de cas d'infections au Virus du Nil occidental. 

10 cas ont été dépistés ( 7 cas confirmés - 3 cas probables ), soit près la moitié de l'ensemble des cas déclarés au Québec cette année pour un total de 22.  

L'an dernier, 27 patients ont été traités et l'un d'eux est décédé. 

Comme la maladie de Lyme, le Virus du Nil occidental se transmet par la piqûre d'un moustique infecté. 

En plus des vêtements appropriés et du chasse-moustiques, certains gestes peuvent être posés dans notre environnement immédiat pour éviter que les moustiques se reproduisent.

«C'est sûr que si on a des objets, des jouets des pneus, qui ramassent de l'eau stagnante, ça peut être favorable à la prolifération des moustiques.»

Dans la majorité des cas, les personnes infectées ne présentent aucun symptôme. 

Certains patients peuvent toutefois éprouver des symptômes tels que des maux de tête, fièvre, symptômes gastro-intestinaux, douleurs ou de faiblesses musculaires, rougeurs avec boutons, raideurs dans la nuque et de la désorientation ou de confusion.

Chez moins de 1% des infectés par le VNO, la maladie peut prendre une forme sévère telle une méningite, une encéphalite ou une paralysie des membres inférieurs. 

Pour en savoir plus sur le Virus du Nil occidental, consultez le site du gouvernement du Québec