Gestion de l'offre: Le Canada tient son bout!

Le Canada et les États-Unis ne sont pas arrivés à s'entendre sur le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Les négociations sont suspendues pour la fin de semaine, mais vont reprendre mercredi prochain.

La date butoire d'aujourd'hui imposée par Donald Trump était donc fausse. Les parties ont encore le temps de discuter.

Le gouvernement Trudeau n'a fait «aucune concession» sur la gestion de l'offre selon l'administration Trump.

Le système contrôlant la production et le prix du lait, des oeufs et de la volaille serait sauvé malgré les pressions de Washington pour écouler la production de ses agriculteurs.

Le premier ministre Justin Trudeau a promis de défendre bec et ongles la politique mise en place en 1970.

Québec fait front commun

Les agriculteurs du Québec ont pu compter sur l'appui des quatre principales formations politiques, ce matin.

Les partis ont pris une pause de la campagne électorale pour prendre leur défense.

Philippe Couillard a déclaré qu'il n'accepterait aucune entente qui ne soit pas approuvée par les producteurs laitiers du Québec. Il ne voit pas pourquoi le Québec devrait devenir un «déversoir» à la surproduction américaine.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, refuse que le Québec soit à nouveau sacrifié comme lors de la signature du Partenariat Transpacifique. Le gouvernement Trudeau avait alors permis l'ouverture des marchés pour l'importation de fromages européens.

François Legault n'était pas présent au point de presse. Il rencontrait les électeurs de Saguenay. Il était représenté par sa critique en Agriculture et candidate dans Mirabel, Sylvie D'Amours.

L'abolition de la gestion de l'offre entraînerait la perte de milliers d'emplois en particulier chez les petits producteurs québécois.

 

 

 

(Avec la collaboration de Marie-Pier Boucher, journaliste Bell Média)