Gilbert Rozon accusé de viol et d'attentat à la pudeur

Gilbert Rozon a réagi en fin d'après-midi aux accusations criminelles déposées contre lui. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) l'accuse de viol et d'attentat à la pudeur à l'endroit d'une victime. Les gestes qui lui sont reprochés remontent à 1979.

Dans une brève déclaration écrite, le fondateur de Juste pour Rire déclare:

«J’ai appris ce matin le dépôt d'accusations à mon encontre concernant un dossier présumé datant d’il y’a près de 40 ans. Je vais continuer à me défendre devant la justice et réserve tout commentaire pour cette instance.» - Gilbert Rozon

Il comparaîtra au palais de justice de Montréal le 22 janvier prochain. 

Par communiqué, le DPCP indique avoir étudié un total de quatorze plaintes contre Gilbert Rozon. C'est donc treize dossiers qui ne débouchent pas sur des accusations. Les présumées victimes ont été rencontrées. Le procureur leur a expliqué pourquoi il décidait de ne pas aller de l'avant.

Un soulagement pour les Courageuses

C'est un soulagement pour Les Courageuses qui poursuivent l'homme d'affaires pour 10 M$ en Cour civile. Le regroupement compte une vingtaine de femmes qui affirment avoir subi des agressions et du harcèlement par le fondateur du Groupe Juste pour rire

"Ce n'est pas juste une bataille de gagnée pour les Courageuses, c'est une bataille de gagnée pour toutes les femmes victimes d'agression sexuelle qui ont peur de porter plainte. Le message que ça envoyait c'était que le système judiciaire n'était pas égal pour les hommes et les femmes". - Geneviève Lorange, présidente des Courageuses

Écoutez l'entrevue réalisée avec la présidente du regroupement Geneviève Lorange : 

 

Réaction à Québec 

La ministre de la Justice et ex-procureure de la Couronne, Sonia Lebel a réagi au dépôt de ces accusations contre Gilbert Rozon.

Malgré le petit nombre d'accusations déposées, la ministre Lebel invite les victimes à dénoncer leur agresseur et à garder confiance dans le système judiciaire. 

"Ce que je veux dire à ces femmes-là, c'est que ce n'est pas un jugement de valeur sur leur histoire, un jugement de valeur sur cette affaire-là, sur le fait qu'elles avaient raison ou non de dénoncer (...) comme femme c'est important de dénoncer ". - Sonia Lebel 

 

Avec la collaboration de Benoit Chevalier et Étienne Phénix, journalistes Bell Média - Montréal.