Immunité libérale? Yves Francoeur rencontrera l'UPAC

Dure semaine pour le gouvernement Couillard. Et la sortie médiatique du président de la Fraternité des policiers, Yves Francoeur, ajoute un dossier sur la pile libérale.

Selon Yves Francoeur, une enquête sur deux élus libéraux aurait été bloquée à un très haut niveau, parce que les suspects sont des libéraux. Cette allégation reste à être prouvée.

En commission d'étude parlementaire, la directrice des poursuites criminelles et pénales, Annick Murphy, a dit ne pas avoir ces dossiers en question. Elle demande à Yves Francoeur de les lui remettre, ajoutant qu'un homme de sa fonction aurait dû le faire plus tôt, et non sur la place publique.

Tard en journée, Yves Francoeur a accepté l'invitation du gouvernement Couillard, et rencontrera les enquêteurs de l'UPAC pour partager les informations qu'il détient.

COMMENT LA JUSTICE FONCTIONNE ?

Les policiers font des enquêtes sur la base de plaintes.

Une fois qu'ils ont ramassé l'ensemble de la preuve disponible, ils remettent un dossier au procureur (DPCP).

Il appartient au procureur de trancher si des accusations seront déposées ou non, à partir des preuves reçues.

Cette affaire est donc très sérieuse, puisqu'elle ébranle la confiance du public envers ses institutions.

POURQUOI CETTE SORTIE MAINTENANT ?

Personne à l'Assemblée nationale n'a remis en question la crédibilité d'Yves Francoeur. Pas même les libéraux. Mais le gouvernement insiste sur l'importance de transmettre ces informations aux autorités.

Yves Francoeur fait cette sortie alors que plusieurs fuites d'informations émanant de l'UPAC concernent des enquêtes sur le financement politique du Parti libéral du Québec sous Jean Charest. C'est ce qui l'a motivé.

Mais cette sortie coïncide aussi avec le dépôt du projet de loi interdisant les pantalons multicolores à ses policiers, qui tentent de faire pression sur le gouvernement depuis trois ans.