James Comey confirme l'ingérence de Donald Trump

L'ancien directeur du FBI a confirmé de vive voix, sous serment, plusieurs des allégations qui ont été pbliées dans les grands médias d'information américain.

Il a même alloué deux minutes de plus à chaque sénateur du comité pour lui poser des questions, soit sept minutes par sénateur.

James Comey a commencé par confirmer qu'il a méticuleusement retranscrit toutes ses interactions avec le président Trump, par crainte qu'il mente sur leurs rencontres. M. Comey n'a jamais eu recours à une telle pratique sous les présidents précécents avec qui il a travaillé, soit George W. Bush et Barack Obama.

James Comey confirme que le président Donald Trump lui a demandé d'abandonner l'enquête concernant Michael Flynn, qui était à l'époque conseiller à la sécurité nationale, parce qu'il est "un bon gars qui est traité injustement".

M. Comey avoue qu'il était sous le choc, et qu'il a interprété cette demande comme état un ordre, puisqu'elle venait du président. M. Comey n'a jamais dit au président qu'il allait obéir.

Il a aussi confirmé que le président lui a demandé sa loyauté complète s'il voulait conserver son emploi. Comey a répondu qu'il lui promettait son honnêteté.

Mais il a aussi affirmé qu'à aucun moment, le président lui a demandé de cesser son enquête sur l'ingérence russe dans la campagne électorale.

RENVOYÉ SUR LA BASE DE MENSONGES

M. Comey accuse Trump de l'avoir renvoyé, le 9 mai, sous des prétextes flous et imprécis. S'inquiétant pour l'avenir des enquêtes en cours concernant les allégations de collusion entre l'entourage de Trump et le gouvernement russe, Comey avoue qu'il a organisé la fuite de ses notes personnelles au New York Times, afin que ces enquêtes soient transférées à un procureur indépendant.

Questionné à savoir pourquoi on devrait le croire, James Comey s'en remet aux jugements des électeurs. Il affirme qu'il a été constant dans ses témoignages, et que la cohérence de ses propos devrait suffire.

PLUSIEURS QUESTIONS SANS RÉPONSE

James Comey ne pouvait pas répondre à toutes les questions dans la portion publique de son témoignage. Plusieurs de ces questions lui seront posées par les sénateurs, sans la présence des caméras.

Au moment où il était en poste, il confirme que Donald Trump n'était pas personnellement sous enquête pour collusion avec la Russie.

LA RUSSIE N'A PAS DE PARTI PRIS

James Comey n'a aucun doute que la Russie se soit immiscée dans la dernière campagne électorale présidentielle. Il craint que cela ne se reproduise.

Selon lui, Vladimir Poutine n'a pas de parti pris pour les républicains. Il est simplement un opportuniste prêt à aller loin pour servir ses intérêts.

COMME UN MATCH DE FOOTBALL...

Le témoignage de M. Comey était très attendu. Plusieurs bars ont ouvert leurs portes plus tôt afin de présenter l'événement.