JUSTICE : Traitement de faveur pour deux élus du PLQ ?

Le président de la Fraternité des policiers de Montréal,  Yves Francoeur, affirme dans une entrevue accordée ce matin qu'un ex-élu libéral et un élu actuel auraient fait l'objet d'une enquête criminelle en 2012 et que l'enquête n'a jamais abouti. Pourtant, les enquêteurs disposeraient d'une preuve incriminante. 

Cette enquête viserait la fraude et le trafic d'influence en échange de modifications législatives reliés à une affaire immobilière impliquant présumément la mafia. 

Yves Francoeur aurait été informé que l'enquête était bloquée par un membre du système judiciaire qui lui aurait demandé son aide pour faire en sorte que le dossier chemine, comme il l'aurait été pour un simple citoyen. 

Les enquêteurs disposeraient d'écoute électronique et de la filature aurait été effectuée. 

POURQUOI IL N'Y A PAS D'ACCUSATIONS ? 

C'est ce que veut savoir le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec.

Le député caquiste, Éric Caire demande la tenue d'une commission parlementaire d'urgence pour faire la lumière sur ces allégations. 

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales invite Yves Francoeur a transmettre aux enquêteurs de l'UPAC toutes les informations dont il dispose. 

Même son de cloche chez le député libéral de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti. Il qualifie les révélations d'Yves Francoeur de "troublantes". 

Yves Francoeur / Archives LaPresse