La charte des voyageurs entre partiellement en vigueur

À compter d'aujourd'hui, les clients des compagnies aériennes sont protégés par la nouvelle charte des voyageurs qui entre partiellement vigueur.

À compter d'aujourd'hui, les clients des compagnies aériennes sont protégés par la nouvelle charte des voyageurs qui entre partiellement vigueur.

Les transporteurs doivent notamment indemniser les passagers pour les bagages perdus ou endommagés. Un montant allant de 900$ à 2400$ sera aussi remis aux voyageurs qui n'auront pu prendre leur vol en raison de surréservation. Les lignes aériennes devront également permettre aux passagers de sortir de l'avion après trois heures d'attente sur le tarmac.

Les voyageurs devront réclamer eux-mêmes leurs indemnisations. Pour les aider à se retrouver dans ces nouvelles dispositions légales, CAA-Québec publie un nouveau guide gratuit.

À partir du 15 décembre, le deuxième volet de la Charte des voyageurs entrera en vigueur.  Dès lors, les compagnies devront aussi dédommager les voyageurs pour les vols retardés ou annulés. Les transporteurs auront alors l'obligation de fournir nourriture et hébergement. Les enfants pourront aussi s'asseoir près de leurs parents sans frais supplémentaires. 

 

Une charte déjà contestée 

Les compagnies aériennes qui ne respecteront pas les nouveaux règlements s'exposent à des amendes.

Environ 300 transporteurs contestent d'ailleurs la charte devant la cour d'appel fédérale.

Le ministre des Transports Marc Garneau rappelle que la charte a été élaborée par l'Office des transports du Canada à la suite d'une importante tournée de consultations publiques.

« J'ai été un peu surpris et même déçu de la réaction de certaines lignes aériennes. Nous avons fait nos devoirs de consultation. (...) Nous sommes convaincus que les règles que nous avons mises en place après toute cette consultation vont être acceptées.»

- Marc Garneau, ministre fédéral des Transports

L'Association internationale de transport aérien, qui conteste aussi la charte, craint que les transporteurs n'aient d'autres choix que de refiler la facture aux consommateurs.