La rue Amherst change de nom en l'honneur des peuples autochtones

Après des années de controverses, la rue Amherst change finalement de nom. Elle s'appellera désormais la rue Atateken, qui signie «frères et soeurs » en langue mohawk.

Après des années de controverses, la rue Amherst change finalement de nom. Elle s'appellera désormais la rue Atateken, qui signie «frères et soeurs » en langue mohawk. 

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a choisi d'annoncer le changement de nom en cette Journée nationale des peuples autochtones. Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, était présent pour l'occasion.

La toponymie Atateken fait référence aux notions de relations et d'égalité entre les personnes. 

« Je suis émue de nous voir arriver ensemble à poser ce geste. Remplacer un toponyme montréalais critiqué depuis de nombreuses années par un nom rassembleur qui invite à la paix et au partage entre les cultures autochtones et allochtones incarne bien l'esprit de Montréal dans son programme de réconciliation. » - Valérie Plante, mairesse de Montréal

Amherst: un nom critiqué depuis longtemps

Le nom Amherst faisait référence à l'ancien général britannique Jeffrey Amherst. Le controversé personnage a dirigé la conquête de Montréal en 1760. Il est accusé d'avoir utilisé le virus de la variole pour contaminer le peuple autochtone.

« La rue Atateken sera désormais la voie de nos sœurs et frères. Elle tourne une autre page de notre histoire commune, parfois assombrie par des épisodes marquants de son passé colonial et contribue à renforcer nos liens d'amitié. »

- Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

Le positionnement géographique de l'artère, qui s'étend de Sherbrooke à Notre-Dame, renforce la signification de son nouveau nom. La rue Atateken relie le fleuve au parc La Fontaine, incluant le Village gai de Montréal. 

Le toponyme associé à la fraternité permettra d'équilibrer l'aspect militaire des rues Wolfe et Montcalm situées à proximité.