Les États-Unis attaquent la Syrie

Les États-Unis ont lancé une frappe contre la Syrie en représailles à l'attaque à l'arme chimique contre des civils. 

59 missiles de croisière ont atteint la base aérienne d'où étaient partis les avions qui ont effectué le bombardement chimique.

C'est la première attaque directe des États-Unis contre le gouvernement de Bachar al-Assad.

Le président Trump, qui jusqu'à tout récemment s'opposait à une implication américaine dans la guerre en Syrie, a donc fait volte-face.

L'administration américaine avait déjà commencé à changer de ton ces derniers jours; Le président avait qualifié l'attaque chimique de «disgrâce contre l'humanité qui avait franchi plusieurs lignes». 

Avant de lancer leur frappe, les responsables militaires américains ont informé leurs vis-à-vis russes de l'imminence de l'attaque pour éviter tout accident impliquant des soldats russes.

Le gouverneur de la province de Homs où se trouve la base ciblée a confirmé que l'attaque avait tué des Syriens et en avait blessé d'autres.

Il a aussi déclaré que les tirs de missiles américains «soutiennent les terroristes sur le terrain».

Pour sa part, la Coalition syrienne, un groupe d'opposition, a salué  l'attaque des États-Unis, disant que cela met un terme à l'impunité et souhaite que cette attaque soit seulement le début d'une intervention américaine soutenue. 

LA RUSSIE CONDAMNE VIVEMENT CETTE ATTAQUE 

La Russie, qui est le principal allié du régime syrien, a dénoncé l'attaque lancée par les États-Unis.

Le président Poutine a fait savoir, par l'entremise de son porte-parole, qu'il considérait les frappes américaines comme une agression contre un État souverain et une violation des normes du droit international.

Il a ajouté que cette intervention se fondait sur des prétextes inventés et qu'elles causaient un « préjudice considérable » aux relations entre Moscou et Washington.

Vladimir Poutine estime aussi qu'elle dresse  de sérieux obstacles pour la constitution d’une coalition internationale pour la lutte contre le terrorisme.

Condamnation également de l'Iran qui croit que la décision unilatérale de venger l'attaque à l'arme chimique contre des civils ne fait que renforcer les terroristes et vient compliquer encore davantage la situation en Syrie. 

Plusieurs pays ont appuyé cependant l'initiative du président Trump, notamment, la France qui considère que c'est un avertissement pour Bachar al-Assad.

L'Allemagne a qualifié la frappe de «compréhensible». 

 Le Royaume-Uni, Israël, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Japon soutiennent aussi l'intervention des États-Unis.

La Chine, dont le président Xi Jinping est en visite en ce moment au domaine du président Trump en Floride, a appelé à la prudence pour éviter une détérioration de la situation en Syrie.