Les victimes de Bertrand Charest racontent leur cauchemar

Quatre des 9 victimes de l'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest ont raconté le cauchemar qu'elles ont vécu.

Geneviève Simard, Gail Kelly,  Amélie-Frédérique Gagnon et Anna Prchal ont vu leur adolescence volée par Charest alors qu'elles étaient âgées de 12 à 18 ans.

Le coach profitait des longs voyages de l'équipe nationale pour passer à l'acte entre 1991 à 1998. Il a écopé de 12 ans de prison.

"Il m'a volé mon enfance. Mon adolescence n'a rien eu de normal. C'était un cauchemar. J'avais honte. Je me suis sentie coupable. J'avais peur d'aller au bout de mon rêve et je me sentais responsable." - Geneviève Simard

Les ex-athlètes demandent maintenant un code de conduite et une formation obligatoire pour les entraîneurs et bénévoles pour prévenir les abus dans le sport d'élite. 

Elles veulent que les gouvernements forcent les fédérations sportives à se plier à ces conditions avant de recevoir du financement. 

Celles qui sont maintenant rendues mères de famille croient qu'aucun mineur ne devrait rester seul pendant une trop longue période avec un entraîneur. 

L'ancienne athlète Gail Kelly est mère de trois enfants de 7 ans, 6 ans et 16 mois.

"Sans aucune considération je ne laisserai mes enfants être sur une équipe nationale avec l'encadrement actuel. Il y a urgence de mettre des lois pour que mes enfants, vos enfants, soient en sécurité."

Les victimes espèrent que le système pour sécuriser les fédérations sportives sera mis en place d'ici avril 2020.