Lisée sonne la charge contre Marissal

La guerre semble officiellement lancée dans Rosemont pour la campagne électorale.

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, accuse son adversaire de Québec solidaire Vincent Marissal d'avoir «spectaculairement échoué le test de vérité» pour son entrée en politique. 

Il ne comprend pas comment un «indépendantiste» a voulu s'associer avec «l'anti-indépendantiste-en-chef» à Ottawa Justin Trudeau dans une lettre publiée sur Facebook.

Vincent Marissal a nié plus tôt cette semaine avoir entrepris des discussions avec le Parti libéral d'Ottawa pour les représenter dans Outremont. 

Il est ensuite revenu sur ses propos, mardi, après son lancement officiel. 

« Au premier jour de sa vie politique, Vincent Marissal a spectaculairement échoué à ce test de vérité. Se présentant comme un « indigné » ayant des « convictions souverainistes profondes », il a menti aux journalistes curieux de savoir pourquoi, alors, il avait à répétition voulu travailler avec Justin Trudeau, et ce, pas plus tard qu’en janvier de cette année.» - le chef du PQ Jean-François Lisée

 

Souverainiste, vraiment?

Le chef du PQ poursuit ses attaques sur les convictions politiques de son adversaire en lui remettant au visage une entrevue accordée à CBC en 2016.

Vincent Marissal soutenait que la thèse que la souveraineté du Québec était dépassée.

« On ne peut, dans une même tête, soutenir les deux thèses. Soit la souveraineté est possible, soit elle est dépassée. » - Jean-François Lisée.

Lisée rappelle que son adversaire politique refuse de se prononcer sur une alliance ponctuelle, le temps de la campagne, entre QS et le PQ pour faire élire un maximum de députés souverainistes.

Le chef du PQ a remporté son élection dans Rosemont par une majorité de 1 600 voix en 2014 devant Thiery Valade du Parti libéral. Jean Trudelle de Québec solidaire avait terminé 3e avec 19 % des suffrages.

La dernière fois qu'un député libéral a dirigé le comté, c’était en 1989.