Pacte de suicide : il n'y aura pas d'accusation

Aucune accusation ne sera portée contre cet homme de Chicoutimi qui a tenté de conclure un pacte de suicide avec sa femme atteinte d'Alzheimer au début du mois de janvier.

La dame de 81 ans avait demandé à son mari de 85 ans de mettre fin à ses jours, épuisée de vivre avec cette maladie. Ils ont avalé une importante quantité de médicaments, mais l'homme s'est réveillé à temps pour demander de l'aide, puis il a avoué ses intentions.

Le Directeur des poursuites criminelle et pénale est d'avis que ce couple a besoin de soins médicaux plutôt que de procédures judiciaires. La famille est soulagée de la décision, précise maître Charles Cantin :

«C'est le dossier qui représente la quintessence de la compassion. Quand vous avez deux personnes qui ont 65 ans de vie commune, ils voulaient probablement plus renaître que mourir. C'est très heureux ce qui se passe présentement pour la justice parce que vous avez un exemple où le capital humain l'emporte sur le capital juridique.»

L'avocat criminaliste croit que les mécanismes de protection et soins des aînés devraient être revus dans les résidences pour personnes âgées.