Pas d'accusation criminelle contre le député Sklavounos

Il n'y aura pas de dépôt d'accusation criminelle contre le député de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos. 

Au terme de l'étude du dossier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) conclut qu'aucun acte criminel n'a été commis. 

La police de Québec a mené l'enquête dans ce dossier. 

La plaignante avait déclaré publiquement avoir été agressée par le député lors d'une manifestation devant l'Université Laval l'automne dernier. 

Voici un extrait du communiqué de presse du DPCP : 

"Le 11 décembre 2015, le DPCP a annoncé l'adoption de lignes directrices qui autorisent et encadrent la publication des motifs qui étayent sa décision de ne pas porter d’accusation dans certains dossiers. La publication de ce type de motifs revêt un caractère exceptionnel qui repose non seulement sur des considérations de nature juridique, mais aussi sur l’importance de respecter la vie privée et la réputation des victimes ainsi que des personnes qui font l'objet d'une enquête lorsque la preuve est insuffisante pour permettre le dépôt d’accusations criminelles. Le DPCP estime que les circonstances exceptionnelles de ce dossier justifient, dans l’intérêt public et afin de préserver la confiance de la population envers l’administration de la justice et l’institution du DPCP, la publication de cette décision". 

Le député de Laurier-Dorion a exprimé son soulagement, via Facebook.

"C'est avec soulagement et satisfaction que ma famille et moi avons accueilli la décision du DPCP de ne pas porter d'accusations suite aux allégations rendues publics au mois d'octobre dernier. Dès le premier instant, j'ai maintenu mon innocence qui se voit aujourd'hui confirmée par cette décision."

Il était en congé de maladie depuis l'éclatement de la controverse. Le député a l'intention de revenir au travail la semaine prochaine. Des discussions auront lieu avec le caucus libéral pour voir s'il sera réintégré.