POLITIQUE : Sam Hamad démissionne

Le député libéral Sam Hamad démissionne. 

C'est avec beaucoup d'émotion qu'il en a fait l'annonce cet avant-midi à ses électeurs de Louis-Hébert, une circonscription de la Capitale-Nationale qu'il représentait depuis 2003. 

Il se dit fier du travail accompli "Je crois humblement avoir représenté dignement et au meilleur de mes capacités mes concitoyens québécois". 

L'ingénieur de 58 ans souhaite retourner au milieu des affaires. Il affirme que sa décision est mûrement réfléchie. En démissionnant, il renonce à sa prime de départ. 

"Après 14 ans, j'ai fait le tour du jardin". - Sam Hamad, ex-député libéral 

Sam Hamad a occupé les fonctions de ministre des Transports, en plus d'être président du conseil du Trésor.

Il a été relégué au rôle de simple député l'an dernier dans la foulée des révélations sur l'octroi de subventions à l'entreprise Premier Tech et de l'implication de l'ex-ministre Marc-Yvan Côté, arrêté par l'UPAC.

Son collègue du caucus libéral, Pierre Moreau s'est dit triste de voir Sam Hamad quitter ses fonctions "C'est quelqu'un qui a dévoué une grande partie de sa vie au service public. Je pense qu'on doit le remercier pour ça". 

Cette démission survient alors que le Parti libéral du Québec traverse une autre crise. 

Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, affirme que deux élus libéraux, un actuel et un ancien, ont fait l'objet d'une enquête en 2012 pour fraude et trafic d'influence en échange de modifications législatives concernant des projets immobiliers impliquant la mafia. 

Selon Yves Francoeur, la preuve est volumineuse et pourtant aucune accusation n'a été déposée. 

Avec la collaboration de Pierre Cantin et Philip Rodrigue-Comeau