Signes religieux chez les enseignants : La CAQ nie avoir fait une demande de recensement

La CAQ doit bientôt déposer un projet de loi sur l'interdiction des signes religieux chez les employés de l'État, dont les enseignants.

Le gouvernement Legault nie avoir demandé à plusieurs commissions scolaires combien d'enseignants et autres employés portent des signes religieux en classe.

Les ministres de l'Éducation et de l'Immigration affirment avoir seulement demandé si de telles statistiques existaient. La demande aurait été faite verbalement.

Dans un tweet émis cet après-midi, Jean-François Roberge affirme qu' «il n’a JAMAIS été question d’exiger des commissions scolaires un dénombrement des enseignants arborant des signes religieux. Il a seulement été demandé si de telles données existaient.»

Même son de cloche de la part de Simon Jolin-Barrette:

«Moi, comme ministre, à partir du moment où je présente un projet de loi, je dois savoir qu'est-ce qui est dans le périmètre du gouvernement, quelles sont les informations qui sont détenues par les différentes entités de l'État et notamment par les Commissions scolaires.» - Simon Jolin-Barrette en entrevue à RDI 

Une demande aberrante estime la CSDM

La Commission scolaire de Montréal affirme ne pas tenir ces données, puisque cette pratique serait discriminatoire selon elle.

«La charte prévoit que les gens ont liberté de religion et de croyance, donc ce serait discriminatoire de poser cette question dans un formulaire comme employeur.» -Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM

La CAQ doit bientôt déposer un projet de loi sur l'interdiction des signes religieux chez les employés de l'État.