Uber sous enquête pour avoir camouflé un piratage

Uber est sous enquête aux États-Unis pour avoir camouflé durant plus d'un an l'important piratage de données de 57 millions de ses utilisateurs.

Les États de New York et du Connecticut ont ouvert ces enquêtes. Les procureurs estiment que l'entreprise a causé des torts à ses utilisateurs, qui ignoraient que leurs informations personnelles avaient été dérobées.

Hier, Uber Technologies Inc. a reconnu avoir camouflé le piratage des données de 57 millions de ses clients, il y a un an.

Interrogée aujourd'hui, la division canadienne d'Uber Canada n'a pas voulu confirmer combien de Canadiens ont été affectés, mais dit collaborer avec le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

UNE DÉCISION DE L'ANCIEN PRÉSIDENT

Au lieu de le signaler aux autorités, l'entreprise aurait versé 100 000$ américains aux pirates pour qu'ils suppriment les données volées. Cette décision a été prise en novembre 2016 alors que l'ancien président et co-fondateur d'Uber, Travis Kalanick, était en poste.

Les données comprennent les noms, courriels et numéros de téléphones. Les experts embauchés par Uber ne croient pas que les numéros de cartes de crédit et d'assurance-sociale aient été volés, mais ne peuvent le garantir.

De plus, les numéros de permis de conduire de 600 000 de ses chauffeurs ont été dérobés.

Ce n'est pas le premier incident du genre. En 2016, la compagnie a reçu une amende de 20 000$ du procureur de l'État de New York pour avoir omis de déclarer une brèche de sécurité aux autorités.

L'entreprise a d'ailleurs renvoyé son chef de la sécurité, Joe Sullivan et un autre cadre.

Par communiqué, le nouveau PDG, Dara Khosrowshahi, reconnaît que ce camouflage n'aurait jamais dû arriver et affirme que l'entreprise est en train de changer ses pratiques.